François Hippolyte Mordeille

1758-1807

Un corsaire français sur le Rio de la Plata

 

 

Francisco Hipólito Mordeille 

1758-1807

Un corsario francés en el Río de la Plata

 

 

 

François Hippolyte Mordeille naquit à Bormes-les-Mimosas en 1758. Devenu marin très jeune, il accèdera rapidement au grade de capitaine. Jacobin farouche, il rejetait le titre de capitaine et préférait se faire appeler « citoyen ». Les noms de certains de ses navires à partir de 1789 sont évocateurs : le Sans-Culottes, le Révolution, le Citoyen, la Républicaine,…

En 1793, ignorant que les hostilités avaient été déclenchées entre la France et l’Espagne dans ce qui sera la Guerre du Roussillon, c’est avec le Citoyen qu’il est fait prisonnier par une frégate espagnole. Transféré à la prison d’Alicante, il s’en évadera d’une façon rocambolesque, sciant ses barreaux, descendant la paroi de la muraille à l’aide de draps noués avec une vingtaine d’hommes, pour s’emparer d’une goélette de commerce et rejoindre la France. Il perdra la main gauche au cours de cet abordage.

 

Francisco Hipólito Mordeille nació en Bormes-les-Mimosas el 6 de mayo de 1758. Se convirtió en marino de muy joven, rápidamente ascendió al grado de capitán. Feroz jacobino, rechazó el título de capitán y prefirió ser llamado "ciudadano". Los nombres de algunos de sus buques desde 1789 son evocadores: el Sans-culottes, el Révolution,  el Citoyen, el La Républicaine...

En 1793, sin saber que las hostilidades se desencadenaronentre Francia y España en lo que será la Guerra de los Pirineos, es con el Citoyen que fue capturado por una fragata española. Transferido a la prisión de Alicante, se escapó de una manera increíble, habiendo aserradas los barrotes, descendido con sábanas anudadas la muralla con veinte hombres, para apoderarse de una goleta de comercio y volver a Francia. En el abordaje perdió su mano izquierda.

 

 

La forteresse d'Alicante

 

Il sera peu après capturé par les Anglais, et passera une longue période dans les geôles de Portsmouth, d’où il tirera une franche haine pour tout ce qui est anglais. Libéré, il reprendra la course, principalement dans les Antilles et le long de la côte de l’Afrique de l’Ouest, tantôt sous  pavillon hollandais, tantôt sous pavillon génois ou français. En 1804, il capture la frégate britannique Neptune, appartenant au célèbre négrier Bolton de Liverpool, et découvre que son chargement se compose de quatre cents Africains destinés au marché des esclaves, qu’il rapatriera sur Montevideo.

Le 24 mai 1805, la ville de Montevideo accorde sa première « lettre de course » à l’armateur Carlos Camusso et au capitaine Mordeille, qui reçoit la frégate San Fernando, aussitôt rebaptisée le Dromadaire. Sa campagne de la fin de 1805 sur la côte ouest de l’Afrique fut particulièrement réussie avec la capture de cinq unités anglaises, qu’il ramène en Amérique latine. 

 

Finalmente fue capturado por los ingleses y detenido por largo tiempo en Portsmouth, donde adquirió un odio por todo lo que es inglés. Tras ser liberado, reinició operaciones de corso en el Mar Caribe  y luego en las costas del África Occidental, con bandera holandesa, genovesa o francesa. En 1804, capturó la fragata británica Neptune, que pertenecia al famoso negrero Bolton de Liverpool, descubrió que su carga se componeia de cuatrocientos africanos para el mercado de esclavos, que repatrió a Montevideo.

El 24 de mayo de 1805, Montevideo dio la primera patente de corso registrada en los archivos de esa plaza a Carlos Camusso como armador y a Mordeille como capitán, y le entregó a ese efecto la fragata San Fernando, a la cual Mordeille nombró El Dromedario. Su campaña del final de 1805 en la costa oeste de África fue particularmente exitosa con la captura de cinco buques ingleses, que trajo a América Latina. 

 

 

 

 

1806, première tentative anglaise d’invasion de l’Amérique latine, et première prise anglaise de Buenos Aires. Mordeille rejoint une flottille de vingt-deux navires à Colonia del Sacramento, qui transportera jusqu’à Las Conchas, près de Buenos Aires, l’armée de reconquête sous le commandement de Jacques de Liniers (voir nos articles précédents). La ville sera reprise le 14 août, Mordeille et ses soixante-treize corsaires – « los corsarios franceses », toujours aux avant-postes, ayant joué un grand rôle dans les combats, et fortement marqué l’esprit des habitants de Buenos Aires.

De retour à Montevideo, Mordeille se voit confier la tête d’une troupe de choc de trois cents hommes, ses « Hussards », car il est prévisible que les Anglais vont revenir venger l’affront qui leur a été fait. Le 16 janvier 1807, les Anglais débarquent et commencent le siège de Montevideo, le 3 février, ils ouvrent une brèche dans la défense de la ville. Mordeille se précipite au combat avec ses hommes, toujours à l’avant-poste, il s’écroule mortellement blessé lors de l’assaut des troupes du brigadier général Samuel Auchmuty.

 

1806, primer intento inglés de invadir América Latina, y primera toma de Buenos Aires. Mordeille se unió a una flotilla de veintidós barcos en Colonia del Sacramento, que transportó a Las Conchas, cerca de Buenos Aires, el ejército de la reconquista al mando de Santiago de Liniers (ver nuestros artículos anteriores). Mordeille tomó con su tripulación francesa de 73 corsarios, siempre a la vanguardia, una parte decisiva en la Reconquista de Buenos Aires el 14 de agosto de ese año, y marcó fuertemente la mente de los habitantes de Buenos Aires.

De regreso en Montevideo, Mordeille recibió el encargo de una tropa de choque de trescientos hombres, sus "Húsares", ya que era previsible que el Inglés volverá a vengar el insulto que recibió. El 16 de enero 1807, los ingleses desembarcaron  y comenzaron el sitio de Montevideo. El 3 de febrero, los invasores consiguieron  abrir una brecha en la defensa de la ciudad. Mordeille se precipitó a la batalla con sus hombres, siempre en el puesto avanzado, cayó fatalmente herido durante el asalto de las tropas del general Samuel Auchmuty.

 

 

Montevideo

 

Signature d'Hippolyte Mordeille

 

On ne possède aucun portrait de François Hippolyte Mordeille, seulement une description : « il était noir comme un Ethiopien, petit et fragile, à l’abordage il prenait la taille et la force des héros. Il est le premier à tirer au pistolet et à frapper avec la hache. Il se lançait sur l’ennemi depuis sa chaloupe avec l’agilité d’un oiseau. » Ses deux surnoms étaient « le Jean Bart des corsaires » et « Main Courte. » Une rue de Montevideo porte son nom.

 

No existe ningún retrato de François Hippolyte Mordeille, sólo una descripción: “era negro como un etíope, pequeño y frágil, al abordaje tomaba la estatura y la fuerza de los héroes. Era el primero en disparar la pistola y en golpear con el hacha. Se lanzaba desde una chalupa sobre la borda enemiga con la agilidad de un pájaro.”Llamado “el Jean Bart de los corsarios”, su apodo fue “el Manco”.Una calle de Montevideo lleva su nombre.