Brésil

Justice au quotidien

 

 

Brasil

Justicia cotidiana

 

 

 

L’affaire se passe à Matao dans l’Etat de Sao Paulo. Une femme, Maria, vient d’être condamnée à trois ans, deux mois et trois jours de prison pour avoir volé dans un supermarché en 2015 un œuf en chocolat et un morceau de poulet. Maria a déjà effectué cinq mois de détention provisoire. Relâchée puis incarcérée de nouveau après appel, elle a donné naissance à son quatrième enfant derrière les barreaux, un enfant qui lui sera retiré lorsqu’il aura six mois.

Le cas n’est pas isolé, mais il a fait l’objet d’un article qui a attiré l’attention du grand public sur une justice à deux vitesses. En effet, ceux qui ont participé aux actuels scandales de corruption volant des millions de dollars à l’Etat et aux contribuables reçoivent, quand ils ne sont pas laissés libres, des peines de prison beaucoup plus légères ou des aménagements qui leur permettent de faire leur peine à leur domicile dans confort autre que celui d’une prison surpeuplée et insalubre.

Et il en est encore pour s’étonner que face à tout cela les Brésiliens descendent régulièrement par millions dans la rue.

 

El caso ocurrió en Matao, en el Estado de Sao Paulo. Una mujer, María, ha sido condenada a tres años, dos meses y tres días en la cárcel por robar en un supermercado en el año 2015 un huevo de chocolate y un trozo de pollo. María ya ha cumplido cinco meses de detención provisional. Liberada y encarcelada de nuevo después de apelación, ella dio a luz a su cuarto hijo en cárcel, que le será retirado cuando cumpla seis meses.

El caso no es aislado, pero fue el tema de un artículo que atrajo la atención del público en general en una justicia de dos velocidades. De hecho, los que participaron en los escándalos de corrupción actuales, robando millones de dólares del Estado y contribuyentes reciben, cuando no se dejan libres, condenas mucho más ligeras o disposiciones que les permiten hacer sus penas en casa en la comodidad que no sea la de una cárcel de hacinamiento e insalubridad.

Frente a todo esto, no es de extrañar que los brasileños salieran a las calles por millones.