Paula Forteza 

Madame Paula Forteza est la nouvelle députée pour la deuxième circonscription des Français de l’Etranger couvrant l’Amérique latine et les Caraïbes, en tout 33 pays. Elle succède à Sergio Coronado. Afin que nos lecteurs puissent mieux connaître leur députée, elle a gentiment accepté de répondre à nos questions.

 

 

Paula Forteza 

La Sra. Paula Forteza es la nueva diputada de la Cámara de Diputados francesa para América Latina y el Caribe, que abarca los 33 países de América Latina y el Caribe. Sucede a Sergio Coronado. Para que nuestros lectores conozcan más acerca de su diputada, la Sra. Forteza amablemente aceptó responder a nuestras preguntas.

 

 

 

Mme Forteza, tout d’abord une question personnelle : Qu’avez-vous ressenti à l’annonce des résultats ?

Au moment de l’annonce des résultats j’ai ressenti beaucoup de choses en même temps. Tout d’abord, une grande fierté de pouvoir représenter les Français qui habitent dans la plus belle circonscription du monde, mais aussi une fierté de porter les valeurs de renouvellement politique que porte la République en Marche. J’ai évidemment senti une très grande responsabilité vis-à-vis de mes électeurs et des citoyens qui n’ont pas déposé un bulletin en ma faveur, que je n’oublie pas. Et enfin, j’ai été fière de mon équipe et de tous les marcheurs et des citoyens qui m’ont soutenue et m’ont aidée lors de cette campagne qui a été aussi une très belle aventure humaine.  

 

Quels ont été votre parcours et vos engagements avant cette élection ?

En Argentine, après avoir obtenu mon bac au lycée français Jean Mermoz, j’ai créé la section du Parti Socialiste à Buenos Aires. En parallèle, j’étais active au sein du milieu associatif des Français de l’étranger. Après une licence en Sciences Politiques à l’Université Torcuato di Tella, j’ai débuté ma carrière professionnelle à CIPPEC, un think tank qui touche aux politiques sociales et au marché du travail pour ensuite rejoindre le gouvernement de la ville de Buenos Aires en lien à des sujets d’entreprenariat et de modernisation de l’action publique. Je suis rentrée en France pour faire un Master à Sciences Po et j’ai poursuivi en intégrant les équipes d’Etalab (mission auprès du Premier Ministre en charge de l’ouverture des données de l’Etat et des actions en lien au gouvernement ouvert) où j’ai contribué à l’organisation du Sommet pour un Gouvernement Ouvert à Paris en 2015. Avant de me lancer dans l’aventure avec le mouvement En Marche, j’ai co-crée une entreprise destinée à développer des outils numériques œuvrant pour l’intérêt général. 

 

Sra. Forteza, en primer lugar, una pregunta personal: ¿Cómo se sintió sobre el anuncio de los resultados?

En el momento del anuncio de los resultados, sentí muchas cosas al mismo tiempo. En primer lugar, un gran orgullo poder representar a los franceses que viven en la circunscripción más bella del mundo, pero también un orgullo de poder llevar los valores de renovación política que trae la République en Marche. Obviamente, sentí una gran responsabilidad hacia mis electores y también a los ciudadanos que no votaron a mi favor, que no le olvido. Y por último, estuve orgullosa de mi equipo y de todos los “Marcheurs” y ciudadanos que me apoyaron y ayudaron durante esta campaña, que también fue una aventura humana muy hermosa.

 

¿Cuáles fueron su trayectoria y compromisos antes de estas elecciones?

En Argentina, después de graduarme del liceo francés Jean Mermoz, creé la sección del Parti Socialiste en Buenos Aires. Paralelamente, participé activamente en las actividades de la comunidad asociativa de los franceses en el extranjero. Después de graduarme en Ciencias Políticas en la Universidad Torcuato di Tella, comencé mi carrera profesional en CIPPEC, un grupo de expertos que se ocupa de las políticas sociales y del mercado laboral, luego me uní al gobierno de la ciudad de Buenos Aires sobre temas de emprendimiento y modernización de la acción pública. Regresé a Francia para hacer una maestría en Sciences Po y continué integrando los equipos de Etalab (misión ante el primer ministro a cargo de la apertura de datos estatales y acciones relacionadas con un gobierno abierto) donde contribuí a la organización de la Cumbre de Gobierno Abierto de París en 2015. Antes de embarcarme en la aventura con el movimiento En Marche, co-creé una compañía para desarrollar herramientas digitales relatadas al interés general.

 

 

 

Vous avez constitué autour de vous une équipe qui paraît très soudée. Pourriez-vous nous présenter ses membres et leurs fonctions ?

Je suis en effet très contente de l’équipe que nous avons mise en place. Nous travaillons sur 3 axes que je porte au sein de l’Assemblée nationale : la circonscription, les enjeux nationaux et le numérique. Mauricio Mejia, rencontré à Etalab et qui a fait comme moi un lycée français à l’étranger mais à Mexico, pilote l’équipe depuis Paris et s’occupe des sujets en relation avec la circonscription et de la relation au Parlement. Marianne Billard, juriste de formation et ayant lancé son propre outil de démocratie numérique, est responsable du volet juridique et législatif, mais elle est aussi présente sur tous les fronts. Lorys Lechevallier est un Français établi à Buenos Aires, il connaît donc bien les problématiques qu’il faut traiter au quotidien dans notre circonscription. Il est responsable des relations institutionnelles et du travail en circonscription. Finalement, Emmanuel Raviart qui est développeur et incarne ce message d’outillage numérique et de passage à l’action que je porte auprès des autres députés et de mes concitoyens.

 

Sur le plan pratique, comment envisagez-vous votre relation avec les Français et les binationaux qui vivent dans la circonscription ?

Sur le plan pratique j’envisage plusieurs niveaux d’interactions avec eux. D’abord, ce sont les déplacements, que je programme une fois par mois et pendant lesquels je peux rencontrer les Français qui habitent au sein de la circonscription. Lors de chaque déplacement j’organise une permanence consulaire ou une rencontre publique ouverte à tous les citoyens. En parallèle, je propose plusieurs moyens de communication à distance qui permettent d’avoir une relation plus fluide comme mon site web, un forum en ligne, une newsletter mensuelle et mes réseaux sociaux. Je travaille actuellement pour mettre en place une permanence virtuelle courant 2018 pour interagir plus directement avec les citoyens et les conseillers consulaires. Par ailleurs, je propose des outils de transparence pour renforcer la confiance et le dialogue, comme mon agenda et mes frais de mandat qui sont ouverts et en open data. 

 

Usted ha formado un equipo que parece muy unido. ¿Podría presentarnos asus miembros y sus funciones?

De hecho, estoy muy feliz con el equipo que hemos creado. Estamos trabajando en tres ejes que llevo en la Asamblea Nacional: la circunscripción, los temas nacionales y digitales. Encontré Mauricio Mejía en Etalab, estudio también enun liceo francés en el extranjero, pero en México, dirige el equipo de París y se ocupa de temas relacionados con la circunscripción y de la relación con la Cámara de Diputados. Marianne Billard, abogado de profesión, ha lanzado su propia herramienta de democracia digital, es responsable de los aspectos jurídicos y legislativos, pero también está presente en todos los frentes. Lorys Lechevallier es un francés basado en Buenos Aires, conoce los problemas que deben ser tratados todos los días en la circunscripción. Es responsable de las relaciones institucionales y del trabajo en la circunscripción. Por último, Emmanuel Raviart es desarrollador y encarna el tema de herramientas digitales y la adopción de medidas correspondientes que llevo a los otros diputados y mis conciudadanos.

 

En el plano práctico, ¿cómo contempla su relación con los franceses y los binacionales que viven en la circunscripción?

Al nivel práctico, preveo varios modos de interacciones con ellos. En primer lugar los desplazamientos, que programo una vez al mes y durante los cuales puedo conocer a los franceses que viven en la circunscripción. Durante cada viaje organizo una oficina consular o una reunión pública abierta a todos los ciudadanos. Paralelamente, propongo varios medios de comunicación a distancia que permitan tener una relación más fluida, como mi sitio web, un foro en línea, un boletín mensual y mis redes sociales. Actualmente estoy trabajando para establecer una permanencia virtual en 2018 para interactuar más directamente con los ciudadanos y los consejeros consulares. Además, propongo herramientas de transparencia para generar confianza y diálogo, como con mi agenda o mis gastos de desplazamientos que se pueden consultar libremente.

 

 

 

Quels sont vos projets, chantiers, priorités pour la circonscription ?

Ma priorité c’est de rendre la vie des Français qui résident en Amérique latine et aux caraïbes plus facile vis-à-vis des autorités et des administrations françaises, et de renforcer le lien qu’ils ont envers la France. Je veux commencer par porter le sujet de la dématérialisation et la modernisation de l’action publique. Pour moi, les administrations françaises à l’étranger peuvent incarner un laboratoire d’expérimentation pour ces mesures, avant de les mettre en place dans tout le territoire. Je pense par exemple à la dématérialisation de l’action consulaire ou au vote électronique. Je veux redonner envie aux français hors métropole de participer à la vie civique de notre pays et je pense que les outils numériques et les nouvelles formes de participation peuvent aider à cela. Ceci n’est qu’un premier chantier puisque nous travaillons en coordination et en forte collaboration avec les autres députés des Français de l’étranger, ce qui nous permet d’être une vraie force de frappe et d’être présents sur tous les sujets qui inquiètent nos concitoyens. Comme exemple de travail en commun, je peux vous citer les amendements déposés pour abroger la CSG pour les Français de l’étranger, et les propositions que nous faisons actuellement pour remplacer la réserve parlementaire en faveur du tissu associatif à l’étranger.

 

Mme Forteza, merci.

 

¿Cuáles son sus planes, proyectos, prioridades para la circunscripción?

Mi prioridad es hacer la vida de los franceses que viven en América Latina y el Caribe más fácil con respecto a la administración y autoridades francesas, y fortalecer el vínculo que tienen con Francia. Quiero comenzar con el tema de la desmaterialización y la modernización de la acción pública. Para mí, la administración francesa en el extranjero puede jugar como un campo de pruebas para estas medidas antes de su aplicación en todo el territorio. Estoy pensando, por ejemplo, en la desmaterialización de la acción consular o el voto electrónico. También, quiero dar envidia a los franceses que viven en el extranjero de participar en la vida cívica de nuestro país, creo que las herramientas digitales y las nuevas formas de participación pueden ayudar con esto. Se trata de un primer proyecto que trabajamos en coordinación y estrecha colaboración con los otros diputados de los franceses del extranjero, que nos permite ser una fuerza de ataque real y estar presentes en todos los temas que preocupan a nuestros conciudadanos del extranjero. Como ejemplo de trabajo conjunto, puedo citar las enmiendas presentadas a la derogación de la CSG para los nacionales franceses en el extranjero, y las propuestas que estamos haciendo para reemplazar la reserva parlamentaria a favor de las asociaciones en el extranjero.

 

Sra. Forteza, gracias.